Mincir, faire du sport… comment se motiver et changer ses mauvaises habitudes?

Se motiver pour faire du sport

Fermez les yeux et imaginez cette scène : vous êtes chez vous, bien installé(e) au fond de votre canapé, devant votre série préférée. Jusque ici, tout va bien.

Puis il arrive, soudainement, sans crier gare : le manque. Vous tentez vainement de combattre cette envie qui s’incruste dans votre esprit, mais c’est déjà trop tard : le chocolat vous appelle. Ou le pot de glace. Ou le paquet de cookies. Ni une ni deux, vous filez dans la cuisine, puis vous réinstallez tranquillement dans votre canapé, l’objet du méfait entre vos mains. Bien sûr, vous dites-vous, vous n’en mangerez qu’une part. Oh ! et puis deux. Et puis trois. Et puis tout le paquet. Légèrement nauséeux/ nauséeuse et rongé(e)  de culpabilité (vous vous étiez promis de perdre ce petit bourrelet qui vous gêne tant), vous vous jurez qu’on ne vous y reprendra plus… jusqu’à la fois suivante.

Ca vous parle ? Bonne nouvelle, vous n’êtes pas seul(e) !

 

De fait, vous expérimentez une des plus belles caractéristiques du cerveau humain : les habitudes.

 

Dans son ouvrage Le Pouvoir des Habitudes, l’auteur et journaliste Charles Duhigg nous explique que, bonnes ou mauvaises, notre cerveau est fait pour enregistrer un maximum d’habitudes.

Marcher, courir, manger, conduire, taper sur un clavier… Imaginez que vous deviez réapprendre chacune de ces actions à chaque fois que vous en avez besoin ? Imaginez que, pour vous rendre d’un point A à un point B, vous deviez penser à marcher : basculer le poids du corps sur le pied gauche, lever le pied droit, avancer le pied droit, poser le pied droit, basculer le poids du corps sur le pied droit… Une vraie corvée n’est-ce pas ?

Il est peu probable que nous ayons pu inventer la roue ou internet si le simple  fait d’utiliser nos mains pour attraper un objet (avancer le bras, étendre les doigts, poser, refermer…) avait été une épreuve.

C’est la raison pour laquelle notre cerveau automatise ces actions répétées. Pour nous épargner des efforts inutiles. Pour que nous soyons libres de penser à autre chose, de créer, d’inventer. Nous pouvons parler en marchant, écouter de la musique, regarder le paysage, rêver, avoir des pensées plus ou moins complexes…

 

Le problème est que notre cerveau ne fait pas la différence entre une bonne ou une mauvaise habitude. Il se contente de les enregistrer et les automatiser, réservant notre pouvoir de décision à d’autres tâches. Pire, une habitude, quelle qu’elle soit, restera toujours gravée dans notre cerveau. Ainsi, même si nous la combattons de toutes nos forces, elle rôdera toujours dans un coin de notre tête, prête à reprendre le contrôle au moindre signal.

 

Afin de mettre toutes les chances de notre côté dans notre combat contre les mauvaises habitudes, il est important de comprendre comment elles fonctionnent :

Charles Duhigg utilise le terme « habit loop », ou « boucle de l’habitude ».

 

En effet, une habitude est semblable à un cercle vicieux, qui se décompose en trois étapes :

  • Le signal, qui déclenche l’habitude et nous fait passer en mode automatique. Un exemple (qui m’arrive souvent) : je suis à une soirée, face à un buffet, et je me retrouve nez à nez avec un bol rempli de chips qui ont l’air bien croquantes et bien salées.
  • La routine, qui peut être une action, un état d’esprit, une pensée : toute la soirée, je grignote chips sur chips, sans me rendre compte que je suis en train de manger tout le bol.
  • La récompense, que j’avais anticipée: le bon goût croquant et salé (et un bon mal de cœur).

 

Saviez-vous que les publicitaires sont très conscients de ces mécanismes, et s’en servent pour nous créer constamment de nouveaux besoins (faux ou réels) et nous pousser à la consommation ? Il leur suffit de trouver un signal simple, comme un slogan : « Découvrez nos supers chips méga croquantes au goût amélioré ! » (sous-entendu : les autres chips ne sont pas bonnes), et de présenter clairement une récompense : un spot télé avec une bande de jeunes très charismatiques qui ont l’air de passer la meilleure soirée de leur vie grâce à un paquet de chips bien croustillantes.

(Voir à ce sujet la biographie du publicitaire Claude Hopkins, qui réussit à populariser le brossage de dents à travers toute l’Amérique.)  

Humm… me direz-vous, comment pouvons-nous nous motiver à mincir ou à faire du sport, et nous débarrasser de nos mauvaises habitudes dans ces conditions ?

 

Comme vu plus haut, une mauvaise habitude ne se supprime pas, elle se modifie.

 

Ainsi, comme un publicitaire, vous devez identifier le signal, mais aussi le manque, le besoin  qui déclenchent votre mauvaise habitude, et la récompense que vous anticipez.

Exemple : pourquoi avez-vous besoin de manger des friandises quand vous regardez la télé ? Est-ce vraiment par manque de sucre ? Ou plutôt parce que votre corps s’ennuie à force de ne rien faire, et réclame une action ? Dans ces cas-là, pourquoi ne pas essayer de faire un peu de sport quand vous regardez une série ? N’étant pas une grande amatrice de salles de sport, il m’arrive régulièrement de faire un peu de stepper devant la télé pour compenser : ainsi mon corps et mon esprit sont occupés, et je n’ai pas besoin de grignoter.

Le signal (ne rien faire devant la télé) et la récompense (activer votre corps) ne changent pas, c’est la routine que vous modifiez.

 

Bien sûr, une habitude ne se change pas d'un coup de baguette magique. Si vous avez passé toute votre vie dans votre canapé, vous ne deviendrez pas un marathonien du jour au lendemain. Mais vous devez tout de même y croire, et inventer vos propres récompenses pour vous motiver :

Si vous souhaitez mincir, ressortez ce jean slim que vous rêvez de pouvoir reporter, et pensez-y dès que vous êtes tenté(e) par une mauvaise habitude, imaginez-vous en train de le porter dans quelques mois, cultivez cette obsession, cette récompense.

Ou encore, après être allé faire vos courses à pieds au lieu d’avoir pris la voiture, offrez-vous une heure de votre jeu vidéo préféré, une session de visionnage d’epic fail  sur Youtube ou de ragots sur les réseaux sociaux… n’importe quoi qui vous fasse plaisir (dans la limite du raisonnable) !

 

La bonne nouvelle est que notre cerveau fonctionne comme un muscle: plus nous l'entraînons à changer ses mauvaises habitudes, plus facile cela devient. Au bout d'un certain temps, vous serez même en mesure d'identifier les mauvaises habitudes avant même qu'elles s'installent et qu'il soit trop tard!

 

Enfin, n’hésitez pas à trouver des soutiens dans votre entourage ou dans des associations, en particulier si vous cherchez à vous défaire d’habitudes difficiles, comme la cigarette ou l’alcool. Rien de tel que l’effet de groupe pour s’entre-motiver ! Vous irez plus souvent faire votre jogging si vous savez que vos amis vous attendent.

 

Quant à moi, j’ai réussi à me défaire de ma mauvaise habitude de me gaver de chips en soirée, car j’ai compris, en analysant mon comportement, que je me jetais sur les chips, non pas par manque de sel (j’en mange bien assez !), mais par nervosité, car je suis assez réservée en société, et occuper mon corps avec la nourriture soulage un peu mon anxiété. Sachant cela, je tente de rester loin des buffets, et je travaille à aller vers les gens pour m’ouvrir un peu et décompresser.

 

Et vous, quelles sont les mauvaises habitudes dont vous souhaiteriez vous débarrasser ? Laissez-moi vos commentaires !

 

Je vous embrasse les amis,

 

Alix, La Fiancée de la Nature.

 

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