Comment manger gras sans grossir?

Les graisses saturées: les oeufs

Mes proches me regardent souvent avec des yeux ronds quand je leur dis que je mange du fromage au petit-déjeuner.

Oui, du fromage ! J’ai grandi en Haute-Savoie, alors le fromage, c’est une institution pour moi, j’aime beaucoup ça. Le beurre aussi. Et arroser généreusement mes salades de vinaigrette le midi, et manger des omelettes composées le soir, ou même parfois du poisson gras ou un peu de viande, et me régaler de noix et de chocolat noir quand j’ai un petit creux.

Bref, je mange du gras, et notamment des graisses saturées. Et devinez quoi ? Ça ne me fait pas grossir.

 

Selon cet article du New York Times, les graisses saturées ont subi une très mauvaise pub dans les années 60, car les industriels du sucre, voyant avec inquiétude les scientifiques pointer du doigt les effets épouvantables des sucres raffinés sur la santé, se mirent en tête de payer des chercheurs afin qu’ils « oublient » ces données et concentrent leurs efforts contre les graisses saturées (les laitages, les viandes, le fromage). 

(Vous pouvez également retrouver ces explications dans le documentaire FED UP, de Stephanie Soechtig.)


D’où la popularisation des régimes sans graisse et des produits lights ou 0%, sans que le taux d’obésité diminue, bien au contraire ! Aujourd’hui, 40% des français sont en surpoids, et un français sur huit est obèse.

 

Manger gras – et notamment des graisses saturées – est indispensable pour notre santé : outre le fait que les lipides procurent rapidement un sentiment de satiété (du coup, on mange moins et on n’est pas frustré), ils aident notre corps à absorber les vitamines A,D, E et K, participent à la fabrication de nos hormones – et donc régulent notre fertilité – et des membranes des cellules de notre corps ( = une plus belle peau et des cheveux soyeux). De plus, ils sont une réserve d'énergie pour notre corps, à condition qu'on les consomme pas n'importe comment.

 

Car je ne me gave pas de gras:  je choisis de bonnes sources de gras. Oui oui, vous m'avez bien comprise: cet article n'est pas une invitation à vous empiffrer de tous les animaux de la Terre et leurs produits sans réfléchir : dans son livre "Changez d'alimentation", Henri Joyeux indique que nous mangeons en moyenne, en France, 110 kg de viande par an (surtout du boeuf), alors que nos grands-parents en mangeaient 45 kg par an en 1930!

Il ne faut pas oublier qu'une consommation excessive de graisses augmente vos risques de développer des maladies dégénératives, en particulier les maladies cardiovasculaires et les cancers.

Sans compter tous les problèmes écologiques et éthiques que cette consommation excessive soulève:

L’élevage intensif est une des industries les plus polluantes de la planète : émission de gaz à effet de serre, pollution des eaux, déforestation, énorme consommation d’eau et de céréales ; sans compter que les animaux sont maltraités, malnutris, malades, gavés d’antibiotiques et d’OGM (qu’on retrouve ensuite dans notre assiette), et sont souvent abattus dans des conditions stressantes et douloureuses.

Les veaux sont séparés de leurs mères à la naissance pour que celles-ci produisent du lait uniquement pour notre consommation.

Les poules vivent à plusieurs dans des petites cages ou elles ne me peuvent même pas étirer leurs ailes. Leur seule activité est de se faire piétiner, de se gaver et de pondre des œufs vides de nutriments.

Les bateaux de pêche qui travaillent pour les supermarchés jettent d’énormes filets à la mer et raclent littéralement les fonds marins, anéantissant toute vie sur des milliers de kilomètre.

 

La solution ? Privilégier la qualité sur la quantité. Manger gras tous les jours, mais en petites portions, en privilégiant un maximum des aliments simples et non-transformés (stop aux charcuteries sous vide pleines de sel et de colorants, aux yaourts bourrés de sucre, lights, 0%, aux poissons panés surgelés qui ne contiennent quasiment pas de poisson, aux surimis roses fluos, aux "fromages" chimiques à tartiner…etc) :

Mon fiancé et moi mangeons la viande et les œufs que ses parents ramènent de la campagne : ils l’achètent directement dans des petites fermes. C'est plus rare, mais c'est bio et savoureux. 

Pour les laitages, nous les trouvons au marché ; ma mère achète également du fromage à une coopérative près de son travail en Haute-Savoie, dans les montagnes. 

Elevage de moutons bio

Nous trouvons le poisson au marché ou à l’épicerie bio, nous choisissons plutôt des petits poissons gras sauvages, comme les sardines ou les maquereaux, qui contiennent moins de toxines.

Et enfin, nous tentons de privilégier souvent la consommation de graisses végétales, excellentes contre le cholestérol et bonnes pour la planète : huile d’olive, noix, noisettes, amandes, graines en tout genre, avocats, chocolat noir…etc. Il m'arrive de faire régulièrement des déjeuners sans aucun produit animal, mais riches en légumes, céréales et noix.

(J’aimerais ici faire une parenthèse sur les graisses transformées – ou acides gras trans. Ce sont des graisses qui se forment après l’hydrogénation ou la cuisson trop forte de certaines huiles végétales, au niveau industriel ou à la maison. On en trouve aujourd’hui partout : dans certaines margarines, et dans la plupart des produits transformés du supermarché ou au fast-food. Fuyez-les, elles sont extrêmement néfastes pour votre cœur.)

 

Privilégier une alimentation faite d'aliments frais, variés, non-transformés, riches en nutriments et respectueuse de notre planète m'a aidé à stabiliser mon poids et mon humeur et à considérablement amélioré ma santé, sans régime frustrant! 

Et vous? Comment consommez vous les aliments gras? Laissez-moi vos commentaires !


Je vous embrasse les amis !


Alix, La Fiancée de la Nature.

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